2 - 30 septembre 2017

Christine Heppe

 

 

 

Née à Lyon le 12 juin 1950, Christine Heppe a étudié aux Beaux-Arts de Mâcon, formation qu’elle a complétée par la fréquentation des ateliers de peintres lyonnais Laroche et Pelloux. Sa rencontre avec le peintre Hubert Gaillard va définitivement l’ancrer dans l’expression réaliste et l’initier aux impératifs du trompe l’œil, genre dans lequel elle va vite confirmer son talent et sa personnalité.  Christine a exposé dans de nombreux salons et galeries en France et à l’étranger (notamment les Salons de printemps et d’automne à Lyon, Salons des Indépendants, Salons du dessin et de la peinture à l’eau, la Galerie Michelle Boulet à Paris, le Salon de Tokyo) et fait des expositions marquantes comme celle du Musée Frye à Seattle aux Etats-Unis. 

 

 

Son travail a obtenu plusieurs prix de dessin et de peinture. Il est référencé dans plusieurs ouvrages sur le Trompe-l’œil*. 

 

Dans ses œuvres, elle se sert avec bonheur de la lumière pour introduire toute sa sensibilité. Son travail réside dans une composition insolite d’objets qui révèlent la poésie qu’il y a dans notre univers quotidien et où chacun doit y chercher sa propre vérité.

 

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*Le Trompe l’œil contemporain de Martin Monestier , 2002, Ed.Place des Victoires

Le Triomphe du Trompe l’œil de Jean Monneret, Ed Mengès «

 

Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à voir avec de nouveaux yeux » Proust, A la recherche du temps perdu, 1918

 

« Les objets que je peins sont le reflet de ce que je perçois du monde. Mon travail réside dans une composition construite d’objets anodins qui, éclairés par leur assemblage inattendu, acquièrent une présence qui nous paraît nouvelle, révélant leur poésie et leur essence. C’est aussi une méditation sur le passage du temps, une question sans réponse des métamorphoses. Mes tableaux peuvent parfois exprimer un sentiment provocateur, nostalgique, surréaliste ou même tragique. Ces émotions ne sont pas forcément volontaires : je traduis inconsciemment le fruit de ma pensée et désire laisser un espace où l’objet prend alors une vie particulière par le jeu des couleurs et par une lumière artificielle qui donne à l’ensemble de la toile son harmonie. C’est dans cette atmosphère déconstruisant la réalité que j’évoque avec poésie et mélancolie ce que le progrès peut avoir d’illusoire.  Je pense que la peinture, avec ses incertitudes et ses découvertes, est une énigme. La vérité profonde est dans la part de silence d’un tableau. »

 

Christine HEPPE